Chirurgie de l’aorte descendante

Chirurgie thoracique de l’aorte descendante


Une intervention est recommandée sur l’aorte descendante lorsque le diamètre est de 65 mm, et de 60 mm en cas de maladie de Marfan. Le remplacement par prothèse nécessite une anesthésie générale et l’usage de la circulation extracorporelle.


Chirurgie thoraco-abdominale


Il existe, selon Crowford, 4 types d’anévrismes thoraco-abdominaux:
Le type 1 est étendu de l’origine de l’artère sous-clavière gauche jusqu’au niveau des artères rénales,
Le type 2 inclut l’ensemble de l’aorte descendante et abdominale,
le type 3 inclut l’aorte thoracique du niveau de la 6ème côte jusqu’à la bifurcation aortique,
Le type 4 est étendu du niveau du diaphragme jusqu’à la bifurcation aortique.

L’intervention a pour but de remplacer la portion dilatée de l’aorte par une prothèse. Après l’intervention, le risque de déchirure de l’aorte disparait et le sang circule normalement en passant à travers la prothèse. Il existe deux méthodes chirurgicales :

  • La chirurgie à ciel ouvert ou laparotomie consiste à ouvrir l’abdomen pour atteindre l’aorte et placer la prothèse. Elle est réalisée sous anesthésie générale et par une incision verticale ou transversale de l’abdomen ou par une incision sur le côté gauche. Cette technique nécessite une hospitalisation de 8 à 15 jours, dont 2 ou 3 jours en soins intensifs.
  • La voie endovasculaire ou percutanée ne nécessite pas d’ouverture de l’abdomen, mais une petite incision au niveau de l’aine.

Endoprothèse aortique


L’endoprothèse est composée de deux parties distinctes : la prothèse vasculaire et le stent métallique qui assure l’expansion et la fixation de cette dernière sur la paroi aortique.

L’endoprothèse thoracique consiste à monter une prothèse interne par l’artère fémorale jusque dans l’aorte thoracique sous contrôle radioscopique. Cette prothèse est montée sur des ressorts (stent). Elle est repliée sur elle-même et contenue par une gaine. Lorsqu’elle est correctement positionnée, la gaine est retirée permettant à la prothèse de s’ouvrir. Ceci nécessite l’existence au-dessus et en dessous de l’anévrisme d’une zone d’aorte normale pour que la prothèse puisse venir s’appuyer à ce niveau et faire l’étanchéité


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