La chirurgie des artères coronaires


Pontage coronaire Dr Jirari Amine casablanca Maroc

Les artères coronaires sillonnent à la surface du cœur et permettent le transport du sang oxygéné irrigant le cœur. On en compte deux, la droite et la gauche qui vascularisent les deux oreillettes et les deux ventricules (Schéma)

  • la coronaire droite vascularise le cœur droit
  • la coronaire gauche débute par un segment nommé le tronc commun se divisant en deux branches :

l’artère circonflexe qui irrigue la partie postérieure et latérale du cœur et l’artère interventriculaire antérieure qui vascularise la partie antérieure et inférieure du cœur

Le défaut d’irrigation du cœur engendre une ischémie cardiaque et peut être traité de différentes manières selon le stade de la maladie, soit par la pose de stents soit par des pontages coronaires.

Le Pontage coronaire


Lorsque les artères sont rétrécies ou sténosées par le dépôt dans l’épaisseur de leur paroi de graisses « athérome », le sang n’est pas bien véhiculé au niveau du muscle cardiaque qui, en conséquence, manque d’oxygène. Le patient souffre de douleurs thoraciques et d’essoufflement à l’effort.

Le pontage est une procédure chirurgicale par laquelle une ou plusieurs artères coronaires bloquées sont court-circuitées par une greffe de vaisseaux sanguins afin de rétablir le flux sanguin normal vers le cœur. Il consiste à réaliser, à l’aide d’un greffon, un pont entre l’aorte ou l’une de ses branches et les artères coronaires.

Le choix de greffons dépend des artères coronaires à revasculariser, des caractéristiques et historique du patient et de la qualité de ces artères jugée par écho doppler.

Les greffons fréquemment utilisés sont soit artériels : les artères mammaires internes, les artères radiales de l’avant-bras ou l’artère gastro-épiploïque soit veineux en utilisant les veines saphènes de la jambe.

Dr Jirari réalise des pontages coronaires “tout artériel” à plus de 95%, utilisant prioritairement les artères mammaires internes droite et gauche. En cas d’insuffisance, il utilisera la gastro-épiploïque, la radiale et en dernier recours la veine saphène.


Pontage mammaire interne gauche et droite


Les artères mammaires sont généralement les greffons idéaux. Elles partent des artères sous-clavières.

Chaque patient en possède deux, elles sont situées sous les bras derrière le sternum, une artère à droite et une à gauche. L’intervention consiste à détacher les artères mammaires internes de la paroi thoracique en conservant leur origine et de greffer leur extrémité sur les artères coronaires.

L’artère mammaire gauche implantée sur l’IVA qui est l’artère principale du cœur, améliore considérablement la survie à long terme. Elle présente plusieurs bénéfices, notamment des propriétés de résistance à la thrombose et une adaptation de sa vasomotricité en fonction de la demande myocardique d’aval: « greffon bioactif », la diminution du risque de mortalité péri-opératoire et des évènements cardiaques graves ainsi qu’une excellente perméabilité à long terme supérieure à 90% à 10 ans.

Pour atteindre les artères derrière le cœur, le chirurgien se servira de l’artère mammaire interne droite qui est totalement libre ou pédiculé pour la monter en Y sur l’artère mammaire interne gauche. Il est ainsi possible de revasculariser complètement toutes les artères.


Pontage mammaire interne gauche et droite


Les artères mammaires sont généralement les greffons idéaux. Elles partent des artères sous-clavières.

Chaque patient en possède deux, elles sont situées sous les bras derrière le sternum, une artère à droite et une à gauche. L’intervention consiste à détacher les artères mammaires internes de la paroi thoracique en conservant leur origine et de greffer leur extrémité sur les artères coronaires.

L’artère mammaire gauche implantée sur l’IVA qui est l’artère principale du cœur, améliore considérablement la survie à long terme. Elle présente plusieurs bénéfices, notamment des propriétés de résistance à la thrombose et une adaptation de sa vasomotricité en fonction de la demande myocardique d’aval: « greffon bioactif », la diminution du risque de mortalité péri-opératoire et des évènements cardiaques graves ainsi qu’une excellente perméabilité à long terme supérieure à 90% à 10 ans.

Pour atteindre les artères derrière le cœur, le chirurgien se servira de l’artère mammaire interne droite qui est totalement libre ou pédiculé pour la monter en Y sur l’artère mammaire interne gauche. Il est ainsi possible de revasculariser complètement toutes les artères.


les artères coronaires

Pontage avec artère radiale


Il est pratiqué en complément du pontage à partir des artères mammaires, lorsque ces artères ont déjà été sollicitées et que d’autres pontages doivent être réalisés.

L’artère radiale se situe dans l’avant-bras, elle est prélevée dans l’avant-bras non dominant, c’est-à-dire si le patient est gaucher, le segment sera prélevé de l’avant-bras droit et inversement. Ce segment est ensuite suturé entre l’aorte et l’artère coronaire sténosée


Pontage par artère gastro-épiploïque


L’artère gastro-épiploïque, située juste sous le diaphragme, contribue à la vascularisation de l’estomac et peut facilement être redirigée vers la face inférieure du cœur. Elle est utilisée pour revasculariser une artère coronaire droite et a une forte chance de bon fonctionnement à long terme si son utilisation est chirurgicalement bien appréciée.


Déroulement du pontage coronaire


L’intervention est réalisée sous anesthésie générale, le chirurgien procède à une sternotomie médiane pour accéder au cœur et aux artères mammaires internes et éventuellement une incision sur la jambe si le pontage par veine saphène est décidé. Une fois les prélèvements effectués, on met en place la circulation extracorporelle (CEC). Le chirurgien met le cœur au repos et le remplace par une machine « cœur-poumon ». Elle prend donc le relais du cœur et des poumons tout en permettant la circulation du sang dans le reste de l’organisme. Ce circuit externe assure l’oxygénation du sang.

Dans certains cas, l’intervention peut être réalisée sans l’arrêt complet du cœur.


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